BLANC pour toute couleur

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Les Couleurs de l’Automne Back to Black

lundi, 23 octobre, 2017

Automne Guillaume Apollinaire

mercredi, 2 novembre, 2016

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

Un automne dans le Champsaur Sur la trace des Escallier

samedi, 22 octobre, 2016

A la faveur d’une météo favorable, malgré la baisse sensible des températures, nous sommes partis pour quelques jours visiter les hautes vallées du Champsaur. Arbres et mélèzes se sont parés de couleurs fauves et les sommets sont à présent saupoudrés de neige. A l’ombre des cascades, la glace dispute déjà les herbes folles au soleil de l’été qui fuit. Alors que les kilomètres défilent, les maisons se font plus rares. Chabottes, Pont du Fossé, et finalement les hameaux de Champoléon. Le Drac est devenu un torrent de montagne au lit incertain, si proche à présent de sa source.

Les hameaux d’ici semblent avoir été dispersés au gré des éléments. Méollion fut abandonné après qu’une avalanche ait emporté les enfants sur le chemin de l’école. Les Auberts ont été balayés par les pierriers venus des pentes des écrins. Quant aux crues du Drac, elles arrachèrent maisons, églises et cimetières aux grés des caprices du ciel. L’histoire du Champsaur s’écrit en fuites, les vagues d’émigrants abandonnant leurs terres au gré des catastrophes et des famines.

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Quels espoirs avaient ces gens en fuyant ces montagnes austères? Avaient-ils l’envie de rentrer un jour au pays après avoir fait fortune sous des cieux plus cléments? Ou souhaitaient-ils déjà, en franchissant les portes du Champsaur, ne plus jamais y retourner, laissant les maigres terres arables aux mains de leurs frères, à la colère des vents et au souffle blanc de la neige?

Nous sommes à l’aube du 18è siècle, Jean Escallier abandonne son village de Champoléon pour les promesses d’une nouvelle vie. Il part pour Lyon, rencontrer celle qu’il y épousera, et deviendra ainsi la mère de son fils. Son fils qui grandira loin des montagnes du Dauphiné deviendra batelier – père et fils, finalement installés à Gien, où Jean terminera ses jours. Sera-t-il jamais retourné dans le Champsaur? Je ne le crois pas. Le fils batelier n’aura pour enfants que des filles, et le nom d’Escallier s’effacera, comme le souvenir des sources du Drac blanc et des sommets des Ecrins. En moins de trois générations, tout est oublié. L’arrière petit fils de Jean ne saura jamais rien des origines de son arrière grand père. Avoué, il s’installera en Bourgogne, à Avallon, où il achetera une maison rue Mathé.

Je ne me souviens plus vraiment de la vieille maison de la rue Mathé. Ma grand-mêre fut la dernière à en posséder la clef, avant de décéder dans les années 70. Dans la vieille maison restait un portrait jaunit – dernier souvenir des ancêtres Escalliers. Le Drac coule toujours au fond de la vieille vallée de Champoléon. Le vent glacé y annonce le retour de l’hiver, sous le regard indifférent des sommets des Ecrins – gardiens de pierre éternels et pour toujours silencieux de la mémoire et de la tombe de mes ancêtres.

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Crépuscule Avant les vents de l'hiver

dimanche, 16 octobre, 2016

L’Effet Orton La minute retouche

vendredi, 5 décembre, 2014

L’automne, comme chacun le sait, est plein de main coupées (ce sont les mains des chères mortes). Oui, je l’admets, le début de ce billet est un peu obscur pour quiconque ne passe pas son bac de Français.L’automne, c’est aussi plein de feuilles mortes (je suis d’humeur rhénane ce soir – rapport à l’apéro de tout à l’heure, mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme) et les feuilles mortes, ou presque, j’aime bien les photographier. A la fin Novembre, les photos, comme les feuilles s’entassent. Et là, paf, retour au bac de Français. Trêve de zeugmas, comment ajouter un petit plus à nos belles images automnales? L’effet Orton bien sur!

Vizille - effet Orton

Vizille – effet Orton

L’effet Orton tire son nom de son auteur, Michael Orton. C’est une technique qui était réalisée à l’origine avec un appareil photo argentique posé sur un trépied. Monsieur Orton pratiquait une multi exposition (ce qui augmentait la luminosité, on prend plusieurs fois la photo sans faire avancer la pellicule) en “ratant” volontairement la mise à point  sur une partie des images.

Plateau des petites Roches - original

Plateau des petites Roches – original

Plateau des petites Roches - effet Orton

Plateau des petites Roches – effet Orton

Les deux ponts - original

Les deux ponts – original

Les deux ponts - effet Orton

Les deux ponts – effet Orton

En numérique, c’est beaucoup plus facile à faire. On ouvre la photo dans un éditeur d’image, au hasard, disons GIMP. Bon, on duplique le calque de fond pour disposer de deux copies de l’image superposées. Sur le calque du dessus, il faut réaliser un bon gros flou gaussien. Ensuite, on change le mode du calque flou en “superposition”, ou “éclaircir”, ou tout autre mode capable d’éclaircir l’image. Reste plus qu’à jouer avec le curseur de transparence, éventuellement un petit masque de calque, et l’affaire est dans le sac. Encore un doute? Alors il ne vous reste plus qu’à télécharger darktable. Rendez-vous dans la chambre noire, le module s’appelle… “Effet Orton”… Et là, tout est dit!

Parceque c’est l’Automne Fall in Love

mercredi, 12 novembre, 2014

L’Automne est une période privilégiée pour le photographe de nature, de part l’incroyable richesse des couleurs de ses paysages. Pour le bloggeur amateur, c’est aussi une incroyable source d’adjectifs divers et variés à utiliser, qui vont de chatoyant à rougeoyant, voire flamboyant, bref, plein de mot en “iant”. A force, on se demande même si le propos n’en devient par franchement lénifiant. Et croyez moi, entre avoir trouvé l’orthographe de rougeoyant, et avoir évité l’usage d’un adjectif de mauvais goût à la fin de la phrase précédente, j’en viens à me dire, l’automne, merci mais non merci.
Bref, pour éviter le lieu commun et faire un peu dans l’originalité, j’ai décidé de ne pas parler de l’automne et de vous proposer en photo… Des feuilles d’automne! Oui, je sais, je suis un escroc. Vous m’accorderez quand même que la photo des feuilles en pleine forêt sur fond noir comme au studio, ça ne se trouve pas sous le pas d’un cheval. Si? Bon, ben vivement l’hiver alors.

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